« Qu’est-ce qui me prenait? Je me comportais comme elle, comme si j’étais dégénérée sur le plan moral, moi aussi. »
Pennsylvania, 1927. Mary Engle est embauchée par le Dr Anne Vogel pour être secrétaire au Nettleton State Village, un établissement pour femmes faibles d’esprit en âge de procréer. Impressionnée et avide de faire ses preuves, elle s’interroge lorsqu’elle reconnaît dans l’une des internées Lilian l’une de ses anciennes camarades. Mary s’interroge et va rapidement devoir bousculer ses idées et principes car elle va se retrouver à la croisée des chemins entre tradition et modernité.
Une épouse encombrante? Une cousine un peu gênante? Une fille un peu moderne? Elles doivent être déficientes… Faites preuve d’altruisme envers la société : que leurs gènes corrompus ne se transmettent pas. Déclarez les folles et internez les! 🤯
Je suis outrée (mais pas étonnée) que de tels instituts aient vu le jour… C’est un roman aussi fascinant que révoltant, qui témoigne des valeurs d’une Amérique encore traditionnelle, aux idées arrêtées et aux préjugés féroces. L’autrice interpelle sur ce que de « bonnes intentions » peuvent parfois cacher et dénonce les dérives d’un système corrompu par l’intérêt personnel. Ce roman m’a laissé dans un état de stupéfaction extrême et je me réjouis de ne pas vivre à cette époque même si les événements récents indiquent que le passé n’est finalement pas encore enterré.
Cette pépite exacerbera chaque fibre de la femme moderne qui est en vous. Elle vous questionnera sur ce qui était, ce qui est est, jugé acceptable par une société où le paraître prend le pas sur l’être et où la femme est considérée comme le sexe faible.
Avez-vous déjà succombé à la lecture de ce roman? Est-ce qu’il vous tente?









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