Ce livre est l’un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire 2023 ! Et pourtant… Dieu sait qu’il m’a brisé le cœur et que les petits mouchoirs ont été utilisés ! Cette chronique a été très compliquée à écrire. Chaque partie du livre aurait mérité sa propre chronique… Il y a tellement de choses à en dire, mais par peur de ne pas suffisamment lui rendre justice : parlons peu mais parlons bien !
Avant même que le roman ne débute se trouve un poème étrangement envoûtant qui parle du sang. Le sang qui court dans nos corps, celui qui se transmet de génération en génération. Nombreux sont ceux qui se targuent de leur lignée. Mais pour d’autres, le sang peut parfois être une malédiction qu’ils cherchent à fuir à tout prix.
Maw Maw Rubelle, elle, s’en réjouit. Son don, celui de sa mère et de toute leur lignée, s’est transmis à Grace, sa petite fille. Elle aussi, comme tant de femmes de sa lignée, sera sage femme dans ce village du sud où la ségrégation règne… Où sa grand mère, respectée pour ses connaissances, sera le seul lien entre les blancs et les noirs. En 1966.
Fuyant la cruauté et la violence du Sud, Grace se réfugiera à New York et aura une fille : Rae. Mais sous ce vernis plus polissé, l’intolérance et le racisme font rage, et Rae sera recueillie par Delores, Lolo, une femme hantée par son passé.
« J’ai essayé de me conformer à ce que le monde attendait des femmes, et ça a failli me tuer. »
Cette fresque New Yorkaise, brutale et cruelle de réalisme, m’a permis d’explorer un pan différent des années 70-80 aux États Unis. J’ai un non pas un, mais 3 coups de cœur. Un pour chaque partie de cette étourdissante brique. Ou plutôt non. Quatre : un pour chacune de ces femmes aux parcours si tragiques… Des parcours qui abordent la filiation et la transmission sous un angle plus brut et plus insidieux.
Merci à Denene Miller, l’autrice de ce roman, qui de sa plume, a su me briser le cœur et me couper le souffle à chaque page… tout en insufflant au plus profond de moi une envie de révolte contre l’oppression, l’injustice, le racisme, la violence et le patriarcat.
Et merci à Benoît à qui je dois cette découverte !









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